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Des nouvelles de Burayu en cette période compliquée

Reprise de l’article « Des nouvelles en cette période compliquée » du site lesamisdutoukoul.fr

Les enfants du Toukoul se sont évidemment mobilisés pour agir face à la crise du COVID 19 en Éthiopie. Toute l’équipe reste en contact de manière quotidienne avec le personnel sur place. Voici un bref résumé des décisions et des actions qui ont été prises ces derniers jours.

Les achats de matériel ( javel, savons, paracétamol…) ont été faits. Les enfants ne vont plus à l’école, ils sont confinés. L’orphelinat est réorganisé et les secteurs sont bien séparés.

Aussi, les 90 enfants qui vivent au sein de l’orphelinat ne peuvent entrer en contact avec les enfants qui sont en familles d’accueil ou en petits logements et qui viennent parfois à l’orphelinat..

Un dortoir a été aménagé au cas où des enfants étaient malades. Le personnel à risque (plus âgé ou porteur d’une pathologie) est retourné chez lui afin d’être protégé.

Nous avons également envoyé des affiches en anglais et en amharique afin que le staff médical puisse former le personnel et les enfants aux gestes de prévention.

 Il y a une semaine, nous avons envoyé le patron de masque et le guide aux normes AFNOR ( en anglais) ainsi qu’un tutoriel  afin que les couturières puissent coudre des masques pour le personnel et les enfants.

Depuis avant hier, le port de masque est obligatoire en Éthiopie. Au sein de l’orphelinat nous avons des machines à coudre, les couturières font habituellement des travaux de couture pour les enfants:  des draps, de la réparation de vêtements…

Maria, Jean-François et Françoise.

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Suivi 2019 des parrainages de Burrayou – JF Gillet

Suivi des parrainages 2019_1-JF Gillet

Chères marraines et chers parrains

22 novembre 2019, je commence l’écriture de ce bulletin en Éthiopie juste après avoir rencontré pour la dernière fois de ce voyage les jeunes du centre.

L’Éthiopie est encore sous tension. Le fait que son premier ministre, Abyi Ahmed ait été récompensé par le prix Nobel de la paix, a exacerbé les tensions dans le pays, la perspective des prochaines élections également. Les tensions sont politiques, ethniques et religieuses, les choses sont difficilement compréhensibles même par les éthiopiens eux-mêmes.

Le centre de Burayu est en territoire Oromo. Les Oromo sont l’ethnie la plus nombreuse en Éthiopie. Celle-ci revendique une représentation plus forte au sein du gouvernement et elle est particulièrement active dans la ville de Burayu où se situe notre centre. Récemment, un emballement de la situation y a fait 26 morts dans les rues. Cette tension ethnique est très difficile à gérer pour nos jeunes qui sont placés en familles d’accueil car une grande partie de nos enfants vient d’autres régions d’Éthiopie et ne parle pas l’oromia. Il est ainsi facile de les distinguer. Ils tentent donc de s’adapter en apprenant la langue ou en participant eux-mêmes aux manifestations pour se noyer dans la masse des opposants. Pendant ces moments de trouble, nous sommes inquiets et incapables d’y faire quoique ce soit.

« Cette tension qui revient dans tous les échanges avec les jeunes a beaucoup influé sur leurs comportements, les résultats scolaires des garçons se sont dégradés et certains sont devenus violents»

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Orphelinat de Burrayou (Ethiopie)

Reprise de l’article ETHIOPIE – BURRAYOU du site lesenfantsavanttout.net

Enfants à Burrayou - 2016
Enfants à Burrayou – 2016

Si la situation est complexe en Ethiopie,  la vie continue au quotidien pour les jeunes dans les structures, Jean François Gillet, vous donne des nouvelles du site de Burrayou .

Nous avons tenu bon face aux difficultés une année de plus. Le centre a rempli ses objectifs en accueillant 152 enfants de 6 à 12 ans, en plaçant en familles d’accueil plus de 173 grands enfants de plus de 13 ans. Notre plus grande satisfaction vient des jeunes qui prennent leur envol et s’émancipent de SOSEE au terme de leur scolarité. Abraham Bogale, étudiant en médecine, a brillamment réussi son internat en fin de sixième année. Comme vous pourrez le lire plus loin, une bonne vingtaine de jeunes ont trouvé récemment du travail dans des secteurs très variés (ce sont plus de quarante jeunes qui sortiront de nos structures en  2016).